|
|
FELICIANNE LEDOYEN - Metteur en scène
« En travaillant entre autre avec Shaula Cambazzu, on s'est souvent posé la question sur comment être artiste de nos jours, à quoi on sert ? Qui est mon voisin, quel est cette société ? Quel rapport au travail artistique ? Donc de la est né l'idée de ce concept Amalia »
« Ce concept, c'est un artiste travail avec un groupe de personnes. Ce sont peut-être des banalités que je dis, mais c''est de trouver un langage nouveau. Se parler. L'Artiste doit être prêt à changer, à voir les choses différemment. L'associatif doit être prêt de voir les choses autrement que « associatif ».Ce sont deux mondes différents, et donc c'est très difficile. C'est l'histoire du monde et moi, moi dans ce monde. Comment on s'imbrique dans cette histoire du monde ? J'espère qu'encore cette année avec Amalia on écrit un bout de cette histoire du monde. Souvent on ne se rend pas compte. Ca fait bouger tout le monde, quand on participe à Amalia, ça nous change. »
« Le Festival Amalia se fait avec les gens du quartier, avec ‘ce quartier organisé', mais c'est tellement difficile ‘d'organiser un quartier'. Pour les artistes ce n'est pas évident de trouver leurs chemin dans tous ses associations. Une autre chose c'est l'Art, la création c'est une mode d'expression. C'est une autre façon de répondre aux questions. Avec des paroles c'est très facile de démolir, de critiquer, avec l'art on peut construire, exprimer, construire la personne, construire la société, qui construit le monde, sans l'art ou les artistes on meurt. Sans représentation le monde meurt. La première chose qu'un régime extrémiste tue, c'est l'Art. »
« Ma motivation pour faire le d'art, c'est la vie. C'est la rencontre. Participer à Amalia c'est une prise de conscience, pour certain peut-être tout de suite, pour d'autres des années plus tard. Le thème de cette année ‘de l'autre côté du miroir', c'est la face, le cote que l'on ne voit pas. Tu vois une personne on voit son corps, ses vêtements, il faut aller de l'autre côté pour connaitre la vraie personne. Briser les préjugés, briser l'intolérance par apprendre à connaitre soi même et les autres, de briser nos peurs. Amalia fait une vraie proposition à ce très long chemin. C'est y croire, autrement ce n'est pas la peine. Ne pas avoir peur des déceptions. Amalia c'est prendre des risques. »
|
|